14.7.07

De la vie des marionnettes, d'Igmar Bergman



Bergman étant mon cinéaste fétiche, je profite de mon abonnement Glowria pour voir les films que je ne connaissais pas, comme celui-ci... et revoir les autres.

Wikipedia m'apprend que ce film, qui parle Allemand, a été tourné pour la télévision allemande, en 1980, avant d'être diffusé en salles. Comme toujours, Bergman ne fait pas dans la dentelle... Il explore ici les fantasmes morbides de Peter Egerman, et ses complexes relations de couple avec la belle Katarina, qu'il rêve de tuer. Il finira par assassiner une prostituée qui porte, ironie, le même prénom...

Le film met en scène les dialogues entre Peter et son psychanalyste quelques jours avant "l'accident", les relations du couple, et les interrogatoires de l'enquêteur de police chargé d'élucider le crime... Une plongée inquiétante dans les méandres de la psychologie humaine, où Bergman se situe comme toujours en dehors de la morale, on pourrait dire "à côté", pour jeter une lumière crue sur nos pensées les plus sombres, nos tortures mentales, et tenter de comprendre comment nous fonctionnons...

Fascinant.

Pour en savoir plus sur Bergman et son oeuvre, et notamment sur ce film, on peut utilement se référer au site érudit du Ciné-Club de Caen.

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5.7.07

La Rose Pourpre du Caire, de Woody Allen


Un vieux Woody, parmi mes préférés, que j'ai eu grand plaisir à revoir et qui a beaucoup plu à Dino. C'est l'un des films où le réalisateur ne joue pas, mais met en scène l'une de ses actrices fétiches, Mia Farrow. Elle incarne ici une jeune femme modeste, dans l'Amérique profonde des années trente, frappée par la crise. Serveuse dans un restaurant, mariée à un ouvrier au chômage qui boit et qui la frappe, Cecilia s'évade de ce quotidien morne au cinéma. Et un beau jour, le personnage d'un film qu'elle voit pour la quatrième fois sort de l'écran pour venir à sa rencontre...

Loufoque, touchant et drôle, évidemment, le film s'amuse en jouant des conventions mêlées des deux univers, celui du cinéma et de la vie réelle, confrontant les personnages à des situations inattendues, qui bouleversent la vie de Cecilia.

Le film se termine par une sorte de morale cruelle, morsure assez juste sans doute de Woody Allen à l'égard du milieu cinématographique où tout ce qui compte, ce sont... les apparences.
Un très bon moment de cinéma, plein de fraîcheur et d'inventivité, un divertissement intelligent.

J'aime bien la critique de Ciné Passion...

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