2.8.07

Le septième sceau, d'Ingmar Bergman



Ce film là, c'est Dino qui voulait le voir... C'est l'un des Bergman que je n'avais pas vus, avec Max Von Sydow et Bibi Andersson, deux acteurs fétiches du maestro. Pas mon préféré, mais qui mérite d'être vu... mais suis-je encore objective lorsqu'il s'agit de mon réalisateur favori ? Inutile de dire que sa disparition m'affecte, même s'il était peu probable qu'il fasse encore des films. La seule consolation, c'est qu'une grande partie de son oeuvre est éditée en DVD, et qu'on peut donc voir et revoir ses films, suivre son évolution dans l'ordre ou picorer dans le désordre, et recommencer lorsqu'on a fini...

Nous sommes au Moyen-Age, en Suède. Un chevalier qui rentre des croisades croise la Mort sur une plage, alors qu'il est presque arrivé chez lui. Désabusé, se demandant si Dieu existe, si lui-même croit encore, le chevalier négocie cependant avec la Mort : avant de disparaître, il veut un répit pour tenter de trouver une réponse à ses questions, et joue son délai dans une partie d'échec avec la grande faucheuse.

Pendant ce temps, la peste fait rage, et le clergé en profite pour tenter de mystifier les foules en menaçant du grand châtiment. Heureusement, il reste un trio de jongleurs, qui déambulent de village en village, tentant de gagner leur pitance en intéressant les villageois au théâtre, à la poésie, à la musique. Le jeune couple est amoureux, et fait des châteaux en Espagne pour son tout jeune fils, aussi blond et charmant que sa maman. Le "manager" de la troupe, un célibataire déjà mûr, séduit les femmes sur son passage. Ces trois là, je devrais dire les quatre, car l'enfant tient son rôle, apportent la fraîcheur, la fantaisie, une forme d'optimisme basé sur la vie bien tangible et les bonheurs simples qu'elle peut donner, qui éclairent les derniers moments du chevalier, à défaut de lui apporter les réponses qu'il attend.

Quoiqu'il arrive, Dieu et la croyance restent un mystère, comme la joie de vivre, et la Mort finit toujours par l'emporter sans dire où elle vous emmène, même quand on est un stratège des échecs... distrait peut-être justement par les jongleurs au moment où la Mort avance dangereusement ses pions...

La photo du film, en noir et blanc, est splendide. Bibi Andersson aussi. Un classique incontournable, sans doute à voir plusieurs fois pour en capter tout le sens, qui ne se livre pas si facilement...

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