1.6.07

Dersou Ouzala, d'Akira Kurosawa



Ce qui m'a le plus frappée dans ce film, outre l'étonnante personnalité du chasseur mongol qui donne son nom au film, ce sont les paysages. Grandioses, sauvages, hostiles et magnifiques à la fois. Il fallait un sacré courage aux topographes pour partir dresser la cartographie de la Sibérie... et plus encore sans doute au chasseur pour y vivre, grâce à son incroyable précision de tir, à sa connaissance du territoire, et à son respect de la nature.
L'histoire d'amitié entre le topographe russe et le chasseur nous touche forcément, mais plus encore peut-être le déclin du chasseur, qui ne peut plus subvenir à ses besoins dans la nature, sa vue diminuée l'amputant de son adresse au tir, mais ne peut davantage s'adapter à la vie sédentaire et citadine que lui propose le topographe qui l'installe dans sa propre maison.
Une réflexion intemporelle sur les relations humaines, la place de l'homme dans la nature, et la délicate transition vers le troisième âge, qui reste complexe pour les individus comme pour la société...

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